« La Coupe des Champions est devenue mon ennemi » Ben Kayser sur les malheurs de la Coupe des Champions, les débuts douteux et Christophe Dominici

L'expert de Premier Sports explique comment il s'est lancé dans le rugby et sa relation amour-haine avec les Investec Champions Cups

L'international Fromer France Ben Kayser a connu une carrière réussie chez Le Stade Français, les Leicester Tigers et Clermont remportent les honneurs nationaux en France et en Angleterre.

Cependant, la Coupe des Champions s'est avérée un tournoi bogey pour le talonneur qui a failli soulever le trophée mais n'a finalement pas réussi.

Rugby World parle à Kayser de ses débuts difficiles sous Fabien Galthie, des triplés en première mi-temps et de son amour pour Christophe Dominici.

Quel est votre premier souvenir rugbystique ?

J'ai découvert un ballon de rugby à Hong Kong en 1995. J'étais ramasseur de balles au Hong Kong Sevens l'année où les All Blacks avaient Jonah Lomu, Eric Rush et Christian Cullen, et la France avait Olivier Magne et Philippe Bernat-Salles. Je n'avais pas réalisé à quel point j'avais de la chance à l'époque.

Quel a été votre premier club de rugby ?

J'ai joué pendant environ sept mois à Hong Kong à l'âge de 11 ans, puis j'ai arrêté car nous sommes allés vivre à Shanghai et à Pékin. Et puis on est rentrés à Paris et mon pote m'a demandé de recommencer à jouer. Son club était le Stade Français. Je ne savais pas qui ils étaient à l'époque mais ils sont devenus le club de ma ville natale. Là-bas, je suis passé du rugby des jeunes au professionnel.

Qui a été votre premier héros du rugby ?

J'avais 15 ans lorsque la France a joué la demi-finale de la Coupe du monde 1999 contre la Nouvelle-Zélande. C'est un jeu dont ma génération est accro. Dans ce jeu, il y avait un petit humain appelé Christophe Dominici qui courait partout et faisait des ravages. Il m’a semblé être quelqu’un d’un courage inébranlable.

J'ai toujours été impressionné par son courage, non pas basé sur la taille mais basé sur la résilience et le dynamisme qu'il possédait. Il m'a inspiré et j'ai fini par jouer avec lui aussi. Ensuite Sylvain Marconnet, Pieter de Villiers et Rodrigo Roncero étaient comme des frères aînés quand je jouais au talonneur.

Vous souvenez-vous de votre premier match avec le Stade en Top 14 ?

Ah, oui. Donc mon premier match, j'étais sur le banc à Béziers. Mon éventuel rival Dimitri Szarzewski y jouait. Il restait 20 minutes et nous avions 25 points d'avance, un scénario de rêve pour un jeune enfant. J'ai tout gâché. Lors de la première mêlée, je me fais sauter, j'ai laissé tomber le ballon lors de ma première course et j'ai mal lancé le premier alignement vers l'avant dans la tête de quelqu'un.

Fabien Galthié était entraîneur à l'époque et il m'a dit : « Je t'aime beaucoup mais je ne peux pas te jouer si tu joues comme ça ! » J'ai joué encore trois semaines au centre de formation, puis je suis revenu en Top 14 et j'ai inscrit un triplé en une mi-temps contre Montpellier !

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Ben Kayser

Et qu’en est-il de votre premier match européen ?

C'était à Cardiff, dans le vieux Arms Park. Julien Arias a marqué un essai en solo à 70 mètres en repoussant environ six personnes. C'était l'ancien terrain avant le terrain synthétique. La Coupe des Champions est devenue mon ennemi car nous avons perdu la finale (2005) lors de ma première saison contre Toulouse après prolongation. Au final, j'ai perdu cinq finales dans ma carrière.

La première fois que le rugby vous a laissé sans voix ?

Vous n’appréciez pas l’ambiance lorsque vous jouez, vous n’êtes pas fan. Et c'est ce que je ressens parfois aussi lorsque je travaille à la télévision, mais les récents matchs de la France au Stade de France, avec le théâtre dont ils disposent, m'ont impressionné. Le match de 2021 où Romain Ntamack s’est échappé de sa propre ligne d’essai contre les All Blacks m’a laissé bouche bée.

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