François Ratier a eu une réponse en deux mots après la défaite de son équipe de France 28-14 contre les Néo-Zélandais Black Ferns lors de leur premier match des WXV Global Series.
A Lyon, le joueur de 54 ans a vu son équipe marquer des essais grâce à Pauline Bourdon Sansus et Line Queyroi, mais succomber aux essais inscrits par Justine McGregor, Mia Anderson, Mererangi Paul et Liana Mikaele-Tu'u des Black Ferns.
La Nouvelle-Zélande était tout simplement la meilleure équipe du premier coup de sifflet au dernier. La France a perdu son alignement à six reprises et la Nouvelle-Zélande a pris le dessus sur la mêlée. Au milieu de terrain, Hannah King et Maia Joseph ont superbement dirigé le match.
Néanmoins, des moments de flair gaulois ont maintenu la France dans la compétition chaque fois que la défense des Black Ferns vacillait.
Lorsqu'on lui a demandé quelle était la différence entre les deux équipes, Ratier a répondu : « Trois matchs ».
Immédiatement, la question suivante est venue : « Juste ça ?
« C'est un gros problème », a-t-il répondu.
La réponse du Français n'est peut-être pas injuste. Il s'agissait du premier match de la France depuis sa défaite lors du Grand Chelem féminin Guinness des Six Nations 2026 contre l'Angleterre à Bordeaux.
Entre-temps, les joueurs néo-zélandais ont participé au Super Rugby Aupiki, à un match Black Ferns-Black Ferns XV, à la Laurie O'Reilly Cup contre les Wallaroos et à un test contre les Springbok Women au stade FNB.
Toutes ces minutes de match ont permis aux Black Ferns de mieux se préparer aux rigueurs de six tests en septembre et octobre. La France, à l’heure actuelle, ne peut pas en dire autant.
La France, bien sûr, aura une autre chance contre les six fois champions du monde. Le mois prochain, Ratier dirigera son équipe dans une tournée de trois matchs en Nouvelle-Zélande. Ce sera un visionnement essentiel.
Les Européens n'ont pas battu les Black Ferns depuis 2023 au WXV 1. Une semaine plus tard, la France s'inclinait face aux Wallaroos dans un tournoi extrêmement engageant organisé à Wellington, Dunedin et Auckland.
Depuis que Whitney Hansen a pris les commandes de la Nouvelle-Zélande au début de cette année civile, l'équipe est invaincue. Ils affronteront désormais l’Écosse à Édimbourg avant de rencontrer l’Angleterre à l’Allianz Stadium.
La France, quant à elle, se rendra à Aix-en-Provence cette semaine pour affronter une équipe des Wallaroos qui menait les Red Roses à la mi-temps à Salford. La semaine suivante, ils accueillent l'ancienne équipe de Ratier, le Canada, à La Rochelle.
Après avoir plongé dans le grand bain et affronté pour la première fois à l'automne la deuxième équipe mondiale, Ratier est certain que son équipe s'améliorera d'ici le week-end prochain.
« Je pense que c'était un bon début pour trouver un rythme – le rythme international », a-t-il déclaré, « que nous n'avions pas en première mi-temps. Nous devons corriger quelques choses – notamment au niveau des alignements – où nous n'avons pas pu capitaliser sur un certain élan. »